ATELIER CAFEL du 24 Janvier 2013

En quoi l’industrialisation de la production de contenus numériques impacte-t-elle les processus ? Comment positionner un service dédié au sein de l’organisation ?

Nous le savions déjà mais il était bon de le redire : industrialiser c’est laisser le moins de chance possible à l’improvisation, c’est anticiper, rationaliser  réutiliser ce qui est possible, gagner du temps… Lorsque l’on industrialise un processus, on se met à penser ‘GLOBAL’ sur l’ensemble de la chaîne de production en essayant de minimiser toutes les pertes possibles. Pour cela, il faut centraliser les décisions, sécuriser les processus tout en les faisant évoluer en continu (indispensable dans les technologies du numérique !) et apprendre aux différents services à collaborer.

4 grands principes ont été développés pour mener à bien cette industrialisation :


44125109-400x300-XS– STANDARDISER tout ce qui peut l’être
: le gabarit des contenus de départ, les feuilles de style, les scénarios pédagogiques, les gabarits de pages ou d’écrans, les templates des différents types de contenus (textes, vidéos, QCM..), les media.

– IMPLIQUER DES EQUIPES RÉDUITES : malgré l’importance de la production et leurs enjeux financiers, les équipes MM des grands groupes sont rarement nombreuses. De 4 à 5 personnes très complémentaires et aussi très polyvalentes : un pédagogue, un scénariste, un infographiste et un développeur. Une telle équipe peut assurer 80% du travail (20% à de prestations externes pour des réalisations très pointues hors de leurs compétences).

– LIMITER LES TECHNOLOGIES : plus on multiplie les étapes de production, plus on utilise de technologies, plus les contenus seront volatiles : difficulté de communication et d’échanges entre les acteurs concernés, perte des ‘bonnes versions’, multiplication des standards, actualisation quasi impossible…

– OUTILLER LES PROCESSUS  afin de ne pas retomber dans l’artisanat, assurer l’homogénéité et surtout gagner du temps. Par exemple, outiller la scénarisation, le recettage et la validation, le versionning, la création d’objets réutilisables…

Industrialiser sa production, c’est aussi exploiter son ‘capital pédagogique’ (cf livre blanc.) La plupart des organisations ont énormément de ressources en tous genres mais celles-ci sont le plus souvent non partagées (chaque formateur a les siennes) ou bien elles se perdent ou vieillissent sans trouver de nouveaux usages … Toute une réflexion est à conduire en ce sens au sein des organisations : non seulement pour produire de nouveaux contenus mais aussi pour les mutualiser et recycler tout ce qui peut l’être. Un véritable gisement à exploiter …