CC BY-SA 3.0 Zigomitros Athanasios

Réflexion d’un groupe d’apprenants  – session 20 du CAFEL (regroupement de démarrage / novembre 2012)

Avec l’explosion des technologies, supports et outils d’apprentissage, le statut (posture et mission) du formateur est passé de ‘dépositaire’ du savoir et seul apte et capable de transmettre, à celui de ‘médiateur’ de la connaissance, jonglant sur la toile, à la traque des fausses informations…héros pour rétablir l’ordre et la justesse dans ce monde du « je sais tout et j’en veux encore…».

A l’origine, et jusqu’à l’apparition des nouvelles technologies en particulier Internet, le citoyen restait plus ou moins passif dans ses apprentissages. Ainsi les apprenants étaient dans une position « d’attente », prêts à recevoir les informations et connaissances d’une personne dite légitime et fiable : le professeur. Figure de savoir dans une société où l’Ecole est le lieu dédié à l’apprentissage.

Mais l’avènement des technologies Internet a complètement bouleversé ces postures et modes de pensée, en donnant à tout citoyen le pouvoir de participer à l’évolution et à la création de ses propres savoirs.

Depuis le web2.0, l’importance du collectif devient incontournable pour apprendre. L’interaction permet un enrichissement très important, en termes de masse d’informations accessibles mais aussi en termes de validation des apprentissages. C’est ensemble que nous apprenons individuellement.
La dématérialisation et le décloisonnement des savoirs permettent un accès universel à tous les « Hommes ». A travers l’évolution technologique, la société impose rapidité, efficacité, fiabilité dans l’acquisition des savoirs.

Sommes-nous devenus des boulimiques de l’information ?

L’inconvénient de cet  « hyper-accessibilité » et surabondance de l’information peut pourtant nuire. La validation de tous ces savoirs est primordiale pour préserver en la richesse.
Ne serait-ce pas là l’un des nouveaux rôles prioritaires des nouveaux ‘médiateurs de la connaissance’ que sont devenus les formateurs ?